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Vérifier qu'un acheteur européen existe vraiment, avant d'expédier

Une première commande d'une société européenne inconnue est le moment de passer vingt minutes sur les registres publics. Presque tout ce qu'il faut est gratuit, officiel, et dans une langue qui se traduit.

Chine → France

Les acheteurs européens vérifient soigneusement les fournisseurs chinois, et le disent. L'inverse est beaucoup plus rare, ce qui est étrange : sur une première commande, c'est le vendeur qui porte le risque le plus lourd, puisque la marchandise part avant que l'argent n'arrive.

Quatre vérifications, par ordre de ce qu'elles coûtent

VérificationCe que cela ditOù
Numéro de TVAQue le numéro est valide aujourd'hui et correspond au nom donnéVIES, le service de la Commission, gratuit
Registre du commerceDate de création, siège, dirigeants, et si les comptes ont été déposésChaque pays tient le sien, consultable en ligne pour la plupart
Le site et le nom de domaineDepuis quand la société est visible, et si l'adresse du site correspond au registrePublic, deux minutes
Rapport de solvabilitéComportement de paiement et solidité financière — la seule payante, et la seule qui prédise le paiementUne société d'information financière, au rapport ou par abonnement

Le numéro de TVA est le signal le plus rapide

Toute entreprise de l'Union européenne qui commerce au-delà de ses frontières en a un, et la Commission met à disposition un service gratuit qui indique si un numéro donné est valide. Un numéro qui ne se valide pas n'est pas une preuve de fraude — il peut être récent, ou non activé pour les échanges intracommunautaires — mais c'est une raison de poser une question avant de charger un conteneur.

Des signaux qui méritent un second regard

  • Une grosse première commande d'une société créée très récemment.
  • Une adresse de domiciliation, alors que la société décrit des entrepôts.
  • Une adresse de livraison dans un autre pays que la société facturée, sans explication.
  • De l'urgence sur la date d'expédition et de la souplesse sur tout le reste.
  • Une adresse email gratuite pour une société qui possède un domaine.

Aucun de ces signaux ne prouve quoi que ce soit isolément. Deux ou trois ensemble, sur une première commande, méritent un appel — et un acheteur légitime ne s'en offusquera pas.

Où le lire vous-même

Pages officielles, ouvertes et vérifiées le 15 octobre 2026. Quand une règle bouge, ce sont ces adresses qui bougent avec elle — pas cet article.

Questions qui reviennent.

Peut-on vérifier gratuitement un numéro de TVA européen ?

Oui. La Commission européenne met à disposition VIES, un service public gratuit qui confirme la validité d'un numéro de TVA et, dans la plupart des pays, renvoie le nom et l'adresse enregistrés.

Et si l'acheteur refuse de donner son numéro de TVA ?

Un acheteur professionnel dans l'UE n'a aucune raison de le cacher — il figure sur chacune de ses factures. Un refus sur une première commande est assez inhabituel pour mériter d'être compris avant d'expédier.