Marché chinois

Vins et spiritueux vers la Chine : trois couches, et une mesure commerciale toujours en vigueur

Enregistrement, étiquetage et fiscalité s'empilent, et aucun ne dispense des autres. Plus un contentieux sur les eaux-de-vie européennes qui n'est pas clos, quoi qu'on ait pu lire.

France → Chine

Un producteur français qui arrive en Chine a généralement un importateur et suppose que celui-ci s'occupe de tout. L'importateur s'occupe du côté chinois. Les obligations propres au producteur commencent plus tôt, en France, et une bouteille ne peut pas dédouaner si on les a sautées.

Première couche : l'enregistrement

L'établissement producteur doit être enregistré auprès de la douane chinoise, et l'exportateur étranger comme l'importateur chinois doivent être référencés. L'enregistrement porte sur le site, pas sur le produit — un seul enregistrement couvre votre gamme, et un changement d'adresse ou de dénomination que l'on oublie de mettre à jour l'invalide.

Notez que le cadre régissant cet enregistrement a été remplacé en 2026. Quiconque décrit encore la procédure par le numéro du décret précédent travaille sur une note périmée — un bon test au moment de choisir un conseil.

Deuxième couche : l'étiquette chinoise

Une étiquette en chinois est obligatoire et ce n'est pas la traduction de la vôtre. Elle suit les normes chinoises d'étiquetage, porte le titre alcoométrique volumique, l'avertissement sanitaire sur l'excès d'alcool et le numéro d'enregistrement du producteur. La faire valider avant que le conteneur parte est la pratique courante ; se tromper, c'est laisser la marchandise au port à vos frais.

Troisième couche : trois impôts, pas un

Droit de douane, taxe à la consommation et TVA à l'importation s'appliquent en cascade, chacun sur une base qui inclut le précédent. C'est pourquoi un prix rendu construit en ajoutant un pourcentage unique à votre prix départ usine est toujours faux, et toujours faux à la baisse. Les taux sont ajustés périodiquement et les taux provisoires sont fréquents : faites-les confirmer sur votre position tarifaire au moment où vous cotez, pas d'après un chiffre vu dans une présentation de l'an dernier.

La mesure sur les eaux-de-vie, dite exactement

La Chine a institué des droits antidumping définitifs sur les eaux-de-vie de vin originaires de l'Union européenne en petits contenants, à l'issue d'une enquête close en 2025. Les sociétés ayant souscrit un engagement de prix minimum en sont exonérées tant qu'elles respectent ce prix ; les autres l'acquittent. Les mesures sont toujours en vigueur.

Deux conséquences. L'engagement est individuel et nominatif : il protège le signataire, pas la catégorie, et il tombe si le prix plancher n'est pas tenu. Et ce dossier est politiquement lié au contentieux commercial plus large entre l'Europe et la Chine, ce qui veut dire qu'il n'évolue pas sur ses seuls mérites. Tablez sur la persistance des mesures, et traitez toute amélioration comme un bonus.

Les obligations d'enregistrement et d'étiquetage s'appliquent indépendamment de la question antidumping. Un producteur hors de la catégorie eaux-de-vie a tout le parcours de conformité ; un producteur dedans a ce parcours plus un problème commercial.

Où le lire vous-même

Pages officielles, ouvertes et vérifiées le 15 octobre 2026. Quand une règle bouge, ce sont ces adresses qui bougent avec elle — pas cet article.